Disparition de Gaëlle : " Nous n'avons rien. Absolument rien."
Fait-divers
Publié le 18 novembre 2009 à 15h36. Actualisé le 18 novembre 2009 à 21h58.
De nombreuses photos de Gaëlle ont été placardées dans les rues de Rennes.
Aujourd'hui mercredi, cela fait onze jours que Gaëlle a disparu de Saint-Sulpice-la-Forêt. Les enquêteurs n'écartent aucune piste. Ils ont réduit leur dispositif de recherches.
"Nous n'avons rien. Absolument rien. Mais nous n'excluons aucune piste. Gaëlle, la disparue de Saint-Sulpice-la-Forêt, a peut-être eu un accident ou fait une mauvaise rencontre. Ou alors, elle est délibérement partie", livre Thierry Rodulfo, commandant de la communauté de brigades de Betton-Liffré.
Gaëlle, enseignante dans une école privée de Rennes et habitante de Saint-Sulpice-La-Forêt, a disparu il y a 11 jours aujourd'hui. La dernière trace que les enquêteurs possèdent, remonte au dimanche 8 novembre à 8 h 56, précisément. A cette heure là, cette mère de trois enfants a rallumé son téléphone portable et a lu un texto. Elle était chez elle, dans son domicile de Saint-Sulpice-la-Forêt. "Quand ses enfants se sont levés vers 9h30 -10h, leur mère n'était plus là", raconte le gendarme chargé de l'enquête. François, l'époux de Gaëlle, lui, n'a pas dormi dans l'habitation familiale cette nuit là. Il a quitté le domicile la veille après une dispute avec son épouse, rapportent les enquêteurs. "Les déclarations du mari ont été vérifiées", livre Thierry Rodulfo. "Tout est concordant." François, l'époux de Gaëlle, ajoute : " Notre couple rencontrait des difficultés depuis plusieurs mois, mais nous n'étions pas en instance de divorce."
Placarder des affiches
Que s'est-il passé pour que cette institutrice de 46 ans ne revienne pas chez elle ? Le jour de la disparition, cette femme que les gendarmes considèrent comme "psychologiquement fragile" serait sortie faire un jogging vêtue d'un survêtement noir et de baskets. "Là encore, nous ne sommes pas sûrs, livre un enquêteur. La famille ne sait pas exactement s'il manque d'autres vêtements dans la garde robe." Cette mère de trois enfants est partie sans emporter d'objet personnel. Elle n'a pas pris son téléphone portable, ni sa carte bleue, ni sa carte d'identité. Sa voiture est restée garée au domicile familial, son vélo aussi. Aucun mouvement d'argent n'a été enregistré sur son compte bancaire. Aucune demande de passeport n'a été enregistrée à la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Cette institutrice n'aurait pas franchi les frontières européennes. "La conviction de la famille, c'est qu'elle est partie de son plein gré ", livre Julien Louis, un ami du mari de Gaëlle qui a organisé les recherches. "Il lui est peut-être arrivé quelque chose ensuite. Nous ne savons pas."
Aujourd'hui, comme depuis le début de cette histoire, le mari de Gaëlle se bat pour "placarder des photos de (sa) femme partout, y compris dans les médias." Photos que les médias ne diffusent pas tant que le parquet ne leur transmet pas les clichés. Pour le moment, rien ne permet d'attester qu'il s'agisse d'une disparition suite à un acte criminel. "J'ai fait intervenir des politiques", explique François. " Je veux que le maximum de monde soit au courant. Ainsi, si Gaëlle est vivante, nous aurons plus de chances de la retrouver."
Après dix jours de fouilles actives, les gendarmes, tout comme les personnes qui ont participé aux recherches, sont moins nombreux. Plus le temps passe et plus cette disparition semble mystérieuse.